Le Cadavre dans l’œil


  • De Hakim Bah
  • Mise en scène Cédric Brossard
  • Avec Achille Gwem, Andy Andrianasolo & Roland Carbety – Mic Lee
  • Scénographie Patrick Janvier
  • Costumes Lila Janvier
  • Création lumière et régie générale Etienne Morel
  • Public Adultes
  • Genre Théâtre Hip Hop
  • Durée 01h30
  • Ce texte est édité chez Lansman éditeur 

« Il faut deux personnes pour faire un homme, mais il n’en faut qu’une pour mourir.

C’est comme ça que le monde finira. »

Tandis que j’agonise

 

W. Faulkner

Résumé

Le pont 8 novembre, temple des pendaisons publiques, symbole des années sombres de la Guinée sous le règne de Sékou Touré, va être détruit, remplacé par un échangeur. C’est un pan de l’histoire de la Guinée qui s’écroule.

C’est sur ce pont que Dany a rencontré son père pour la première fois, se balançant au bout d’une corde…

Dany est né au camp Boiro. Son père y était enfermé, puis sa mère, sans qu’on en connaisse la raison.

Ce texte coup de poing nous plonge dans l’atrocité du camp Boiro qui a vu mourir 50 000 personnes entre 1966 et 1984, accusés de complots contre le régime alors en place en Guinée.

Dany assiste à la destruction du « pont des pendus » et se souvient. C’est une page de l’histoire de son pays qu’il nous fait traverser.

« Nul n’a le droit d’effacer une page de l’histoire d’un peuple, car un peuple sans histoire est un monde sans âme », disait le professeur Joseph Ki-Zerbo

Note d’intention

« Le Cadavre dans l’œil » est un monologue nous plongeant dans les années sombres de la Guinée sous le règne de Sékou Touré. Les pendaisons publiques étaient monnaie courante. Le camp Boiro enfermait les prisonniers politiques et a vu mourir 50 000 personnes sous la torture ou par la diète noire (tuer un prisonnier par inanition, une mort par la faim et par la soif).

Dany, le personnage de cette pièce, est né dans le camp Boiro, sa mère y étant emprisonnée.

Il découvre son père pour la première fois pendu à un pont : le pont 8 novembre, temple des pendaisons sous le régime de Sékou Touré.

L’histoire qui se cache derrière cette pendaison est plus ancienne que ce jour de 1971. Elle se niche dans les plis et les convulsions de la colonisation – comme souvent.

Soucieux de poursuivre une exploration des cultures urbaines chère à la compagnie, trois interprètes sont réunis sur scène : un comédien slameur, un danseur hip-hop, et un beatboxer.



Coproduction et accueils en résidence

La Chartreuse, Centre National des Écritures du Spectacle – Villeneuve-lès-Avignon

Les Docks – SMAC du Lot – Cahors

Théâtre du Grand Rond – Toulouse

Le Tracteur – Cintegabelle

RAMDAM, UN CENTRE D’ART – Sainte-Foy-lès-Lyon

Le Théâtre du Pont Neuf – Toulouse

Le Théâtre des Doms – Avignon


Avec le soutien de

La DRAC Occitanie

La Région Occitanie

Le Département du Lot

La Communauté de communes Cazals-Salviac

La SPEDIDAM

Hakim Bah bénéficie d’une bourse d’Occitanie Livre & Lecture, dans le cadre d’une résidence partagée entre la Chartreuse – CNES et la cie Acétés pour la réécriture de cette pièce.