La francophonie s’invite… à Marminiac

La compagnie d’Acétés va fêter ses 10 ans cette année.

C’est l’occasion pour nous d’organiser une manifestation dans notre village : Marminiac.

Au programme, des tables rondes, des performances, des spectacles, des concerts, des rencontres, des repas, des échanges…

Nous y présenterons les spectacles de la compagnie, ainsi que le travail d’artistes que nous avons eu le plaisir de croiser lors de nos différentes aventures !

 

Programme >>>>> à télécharger ici


Vendredi 19 mai 2017

  • 14h00-16h00 : Table ronde autour des écritures contemporaines francophones, en partenariat avec les EAT-Occitanie (Ecrivains invités : Gustave Akakpo, Hakim Bah, Bernadette Pourquié, Anne-Christine Tinel. Modérateur : Dominique Pompougnac)

 

  • 16h30 : Vengeance urbaine – cie Zora Snake
« Vengeance urbaine » est une performance dansée de Snake.

Née du désir de dénoncer un acte par la prise de conscience et de risque, « Vengeance Urbaine » est un risque de dialogue entre le Texte, la danse, la performance et la scénographie. Sur le ring de ma mémoire se cogne la paix contre la guerre. Cette création a pour but d’atteindre la cible interne des conflits entre ma merde et moi. Dénoncer le problème que cause la frustration, la peur, les bruits aux sons des armes et l’envie de dire : Trop c’est trop.  Vengeance urbaine est aussi un moyen de montrer le divorce entre la culture et la politique, dans un face à face sur un ring de boxe où se passe le combat de ma mémoire.

Cette création s’accentue sur le problème de l’Afrique et ses différentes guerres, sur la haine des jeunes qui ont marre d’être des éléments et marionnettes de la société. Pousser par un cri de rage et de révolte, cette création se veut un modèle de constructeur de la nation artistique, de la société en hypnose, paralysée par un système injuste. 

A travers un corps en plein combat de libération mentale, le mouvement se dessine sur le ring par l’énergie vitale puisé du Krump (Danse Hip-hop). La rage, la vérité, enfouie en nous, qui touche le secteur urbain en rapport au secteur politique à partie d’une performance chorégraphiée.

  • 17h30 : Lucien La Movaiz Graine – chanson à texte
Artiste de la scène Francophone, Lucien La Movaiz Graine (alias Julien Malherbe : auteur, compositeur, chanteur, accordéoniste et guitariste) s’inscrit avec originalité dans un répertoire de chanson. Originaire de la région Parisienne, il prend ses marques aux alentours de Toulouse depuis bientôt 15 années qu’il a consacrées à arpenter les plateaux nationaux avec différentes formules (solo, duo, trio et depuis peu en quartet).
Lucien La Movaiz Graine écrit et compose au gré de ses humeurs qu’il partage avec humour et passion. Souvent qualifiés de « thérapeutiques » par ses auditeurs, ses textes reflètent les émotions d’une vie, de sa vie, qu’il nous raconte avec ses mots, simples et sincères.
Dirigée par Erwan Valette et Guillaume Renauld, la mise en scène de ses spectacles-musicaux nous dévoile les multiples facettes de son univers. Plus qu’un chanteur, Lucien relève le défi d’une prestation scénique forte en rebondissements. Jonglant entre ses guitares et son accordéon, passant agilement d’une robe de soirée à un haute de forme, Lucien nous embarque dans un conte moderne entre bitume et horizon lointain.

 

  • 21h00 : M’appel Mohamed Ali, de Dieudonné Niangouna – cie Falinga *
Texte de Dieudonné Niangouna
Avec Etienne Minoungou
Mise en scène et scénographie Jean Baptiste Hamado Tiemtoré
Création vidéo Jean Baptiste Hamado Tiemtoré
Coach artistique François Ebouele
Création sonore Julien Trudaïu
Étienne Minoungou ressemble à Mohamed Ali ; Dieudonné Niangouna et Jean Hamado Tiemtoré aussi. Si les deux premiers partagent des traits et une allure physiques, les quatre hommes ont en commun la combativité quotidienne que réclament l’affirmation de soi et le dépassement des frontières. Souple, agile et précis comme celui qui gagna des médailles sur le ring et la liberté depuis les tribunes, Étienne Minoungou entrecroise la parole de la figure mythique qu’est devenu Cassius Clay avec celle des créateurs africains d’aujourd’hui que sont, comme lui, l’auteur et le metteur en scène du spectacle. À « mi-vie », le Congolais Dieudonné Niangouna et le Burkinabé Étienne Minoungou entendent visiter l’engagement du boxeur et leur propre démarche.

Une coproduction Compagnie Falinga / Théâtre le Public / les Récréâtrales / La Charge du Rhinocéros
  • 22h45 : Arrêt sur Image, de Gustave Akakpo cie d’Acétés *
De Gustave Akakpo
Mise en scène Cédric Brossard
Avec Kader Lassina Touré et Pierre-Jean Rigal
Il est passeur… Il fait passer l’appétit des pauvres vers la nourriture des riches. Il fait passer les frontières. En mêlant Bass Music et le monologue du passeur, Arrêt sur image nous raconte l’immigration clandestine. La musique ne s’arrête jamais tandis que le comédien navigue entre personnages, récits réels et paroles d’émigrés pour nous livrer un résultat hybride à la frontière du concert Hip-Hop et du monologue de théâtre.
Production ACT Théâtral
Partenaires : Institut Français, Région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, Département du Lot, CC Cazals-Salviac, Spedidam


Samedi 20 mai 2017

  • 10h00-12h00 : Débat – table ronde « Culture et Territoires », avec André Bargues, Président de la CC Cazals-Salviac, Christophe Merle, directeur du festival des Passagères (Lot), Etienne Minoungou, Fondateur du Festival les Récréâtrales (Ouagadougou), Dieudonné Niangouna, fondateur de Mantsina sur Scène (Brazzaville) et Catherine Prunet, Vice Présidente chargée de la Culture au Département du Lot. Modérateur : Philippe Dereuder

 

  • 14h30 : Habbat Alep, de Gustave Akakpo cie d’Acétés *
Texte et interprétation Gustave Akakpo
Mise en lecture Cédric Brossard
Accompagnement musical Pierre-Jean Rigal
Ouvrage édité par les éditions Lansman
« Habbat Alep » est une lecture théâtralisée, mise en musique et construite telle une pièce radiophonique.
   L’auteur de la pièce interprète lui-même son texte. Le musicien accompagne cette lecture tantôt musicalement, tantôt grâce au sound design qui nous plonge au cœur des situations…
   Il s’agit d’un voyage qui s’écoute, les yeux fermés si on le souhaite !
   Prévue pour être représentée dans des bibliothèques, cette lecture peut au final avoir lieu partout, bien qu’un endroit intimiste et la sérénité posée par les rayonnages des livres reste idéal.
  L’auteur/comédien nous emporte au cœur d’Alep, en Syrie, rencontrer un homme à la quête de son identité : il va y rencontrer sa famille, et bien d’autres personnes…
En partenariat avec l’ADDA du Lot, la BDP du Lot, la saison culturelle Itinéraires Bis, le Département du Lot et la CCCS
  • 16h30 : Transfrontalier – cie Zora Snake
Conception et Chorégraphie Snake
Projet sur les migrations : peut-on s’affranchir des frontières ?

Dans son projet « Transfrontalier », l’artiste Snake venu du Cameroun expérimente sur « l’idée post-frontière, sur les limites de la pensée du Flux migratoire par la traversée des frontières mentales et géographiques. Parce que artistiquement, je vis sans frontière. »
Cette performance dansée sur le thème de toutes les migrations possibles est un fragment qui met en évidence d’une part, la détermination des migrants vers des territoires nouveaux, le risque à tout prix et à tous les prix impactés dans la pensée de transgresser (pourquoi, pendant et après traversée) les frontières.
  • 17h30 : Performances textuelles, de et par Dieudonné Niangouna
Dieudonné Niangouna incite à « casser la baraque », pour reprendre l’expression même de Sony Labou Tansi : il faut agir sur la peur et la porosité en poussant le corps, éperdu de solitude, dans un champ de bataille.
 « Moi, qui te vois avoir la jambe coupée, moi qui te vois heureuse de fêter ton anniversaire, et qui ressens cela », je dois faire avec ça, et avancer, acteur, dans la jungle « à coups de machettes ».
Mais il ajoute également « pour remplir la tasse de café, il faut d’abord la vider. » C’est ainsi
qu’il lui faut passer par ce rapport à la terre, à l’horizontale, cette « barre au sol », avant de trouver les déséquilibres propres à la verticalité.
  • Dès 20h00 : (Soirée musicale) Tioneb   –   Yélé –  DJ Ze Craignos Monster – Thousand Saws
Tioneb
Benoît Poujade, nom de scène Tioneb, musicien, chanteur se définit d’abord « d’human beat box ».
« C’est le fait d’imiter et de superposer des sons de percussions en tout genre avec sa bouche et sa voix. C’est une pratique de plus en plus répandue dans le monde ».
Tioneb la mixe avec du live looping. Avec un looper, une machine à créer des sons, il enregistre plusieurs séquences. Les sons s’accumulent les uns aux autres et donnent une chanson.
Aujourd’hui, Tioneb est le champion du monde de looper.
Un titre décroché au salon international Musikmesse à Francfort, le 21 mars dernier, parmi 12 candidats présélectionnés sur une centaine de postulants. Suite à cela, il a été invité à se produire au Festival du Printemps de Bourges les 28 et 29 avril prochains pour faire des démonstrations et donner un concert.

Yélé
YELÉ (lumière en bambara, langue d’Afrique de l’ouest) est un trio sobre, unique et atypique sans artifices, délivrant un groove implacable. N’Goni-Didjeridoo-Guitare surfent sans concession entre différents genres et propose une musique « sang mêlé » au service d’une voix généreuse. Le chant est authentique, puissant et poétique et porte en lui de multiples héritages traditionnels afin de sublimer la richesse des musiques du monde.
YELÉ naît de la dérive des continents musicaux en mai 2016 par la rencontre de 3 musiciens multi-instumentistes.
Sur scène le trio se démarque et étonne par l’originalité de son instrumentation et le dynamisme de ses performances. La fusion de styles, la qualité musicale et l’énergie du groupe est immédiatement communicative ; tantôt pour une écoute attentive et chargée d’émotions, tantôt un irrépressible et irrésistible appel à la danse. YELÉ un groupe authentique et singulier à découvrir absolument.
En partenariat avec Africajarc

DJ Ze Craignos Monster
Peintre en lettres, DJ, portraitiste, Valéry Boudière est fasciné par le style des années 60 et 70.
Dans son travail de plasticien, il peint uniquement sur des tissus imprimés, dont on peut apercevoir les motifs à travers les portraits ou les fonds de flipper aux couleurs très vives qui ne sont pas sans rappeler le style « pin-up » américain.
Sous son pseudo de DJ, Ze Craignos Monster, il mixe des vinyles avec des morceaux de toutes les époques, tous les styles : dansant, plutôt groove rock, il se laisse la liberté de nous entrainer sur la salsa, le hiphop, le jazz, l’afro-beat…
 Thousand Saws
Depuis 2012, Pierre-Jean Rigal (musicien de la compagnie d’Acétés depuis 2013) nous enchante avec ses productions Bass music, dubstep, electro ou encore drum’n bass. Pour ce projet le producteur cadurcien s’associe à un DJ de drum’n bass.
Plusieurs productions sont en cours, un set énergique aux accents Uk Bass/UKG se dessine : un son puissant, dansant à l’énergie communicative qu’il faut absolument découvrir sur scène !

 


 Dimanche 21 mai 2017

  • 11h00 : SoloS de et par Camille Pasquier *
Écriture, mise en scène, interprétation et scénographie Camille Pasquier
Regards complices Laurent Cramesnil, Cédric Brossard
Création lumière Céline Fontaine.
Costume Maryline Messina
Aide à la communication et photos Cie d’Acétés
« SoloS » nous invite dans un univers magique où l’on affronte les océans, où les objets s’animent, où la solitude fanfaronne et bavarde à un rythme endiablé, culbutant la langue et triturant les mots. Bricolage surréaliste, le décor s’éveille pour grouiller de personnages cocasses et tendres. A la manière de l’Art brut ou des délires enfantins, « SoloS » nous raconte la solitude en un cocktail de poésie intemporelle, de fantaisie débridée et d’émotions pures. »

  • 14h00 : Projection – La tumultueuse vie d’un déflaté, de Camille Plagnet en présence du réalisateur
Réalisation Camille Plagnet
Production Ardèche Images Production
Image Michel K. Zongo
Son Sam Lallé
Musique Youen Cadiou, Eric Dambrin, Pierre Thévenin
Montage Florence Bresson
Le film est le portrait tumultueux du « Grand Z », conducteur de la locomotive du train Abidjan–Ouagadougou pendant 20 ans. Il fut licencié en 1995 par la Société des chemins de Fer du Burkina Faso, à la suite de la privatisation imposée par la Banque Mondiale. Grand jouisseur impénitent, il a alors été terrassé en pleine allégresse, a tout perdu, et coule depuis des jours bien sombres en attendant sa pension de retraite. Ce personnage haut en couleurs utilise des mots brutaux, tourmentés, et conte avec emphase ses déboires, ses haines et ses espoirs.
En partenariat avec l’association Gindou Cinéma, en présence du réalisateur.
  • 15h30 : Lecture – Bolando, roi des Gitans, de Gustave Akakpo (lecture par l’auteur)
de Gustave Akakpo
Mise en scène Cédric Brossard
Avec Olivier Ho Hio HenPierre-Jean RigalPaola SecretJosiane TéréméKader Lassina Touré
Scénographie Sada Dao & Cédric Brossard
Il était une fois, dans le Vieux sud-ouest, un chemin de fer qui reliait deux pays. Clinquant à ses débuts, le temps, la mauvaise gestion, la corruption, les plans d’ajustement structurel, l’ont laminé, ses vieux wagons, fatigués-délabrés, ses rails, ses terrains, envahis-désaffectés, ses pièces, rouillées, ses gares, surannées, son empire, écroulé. Il faisait vivre du monde, il n’est plus que ruine. Certains chefs d’Etats des pays du Vieux sud-ouest ont bien essayé de le ressusciter, mais l’argent ou le plomb eurent tôt fait raison d’eux. Pourtant dans ces états-là, il y avait des régions enclavées, inaccessibles, et les routes, elles-mêmes étaient sujettes aux coupeurs. Tout comme pour tout ce qu’il importe, il faudrait pourtant au Vieux sud-ouest des voies plus sûres aux transports des gens, mais surtout des minerais, des fruits, du coton, café, cacao, céréales, ciment, bois, bétail, animaux, pétrole, humanitaires dont il regorge. Dans le Vieux sud-ouest, le flux de circulation des biens et des gens est important au quotidien et la route fait vivre mais elle tue aussi pas mal. Le chemin de fer pourrait résoudre bien de maux mais il est à l’agonie. À son chevet, un sauveur se présente. Il s’appelle Bolando, Roi des Gitans, il pèse plus lourd que le PIB annuel des états du Vieux sud-ouest.
Production ACT Théâtral
Coproduction l’Usine de Saint Céré (CNPTTM du Lot), l’Instituts Français du Burkina Faso, le festival l’Univers des Mots à Conakry, Guinée
Partenaires et accueils en résidence
le Théâtre de Cahors, les Docks (SMAC du Lot), les Services Culturels du Grand Figeac
l’ADDA du Lot et la DSDEN du Lot
Partenaires institutionnels
DRAC Occitanie, Région Occitanie, Département du Lot, Com Com Cazals-Salviac, la SACD, la SPEDIDAM et l’ADAMI, le CNL
  • 17h30 : On Veut Persée ! – cie d’Acétés *

On Veut Persée ! – Conte musical burlesque

 

Texte Compagnie d’Acétés, avec la complicité de Gustave Akakpo
Mise en scène Cédric Brossard
Avec Jérôme Bordas et Pierre-Jean Rigal
Il s’agit d’un conte musical burlesque racontant un mythe grec. C’est un spectacle comique « tout public ».
Dans un capharnaüm organisé, le comédien laisse libre court à sa graine de folie.
Cette expérience donne vie à une vingtaine de personnages sortis tout droit d’un cerveau déjanté.
Accompagné par un musicien à l’univers électronique riche et varié, la musique met en exergue la performance théâtrale.
Théâtre, musique, danse, mime, bruitage, folie, conte, tout est de mise pour le plus grand bonheur des spectateurs.
Au travers de personnages plus loufoques les uns que les autres, nos deux compères nous amènent au bout d’une belle et folle histoire : le mythe de Persée.
En coproduction avec l’Institut français du Laos
 Avec le soutien de la Région Midi-Pyrénées, le Département du Lot, la Communauté de Communes Cazals-Salviac, la Spedidam


(*) : les spectacles marqués d’une * sont payants au tarif unique de 5 €.

 

Tous les autres rendez-vous sont gratuits !

 

  • Possibilité de planter une tente sur place
  • Restauration sur place, pour tous les goûts, pour toutes les bourses
  • L’ensemble du village de Marminiac est scénographié par Patrick Janvier, Camille Faure, Paulin S. Ouedraogo et Papythio Matoudidi
  • Une bibliothèque en accès libre est installée par le réseau des bibliothèques de Cazals-Salviac à la salle de fêtes de Marminiac